La formation concepteur créateur en métier d’art accueille des profils très différents à chaque promotion. Ces parcours de vie leur permettent de s’engager professionnellement dans la pratique artisanale, autour d’une grande variété de matériaux. C’est pourquoi nous vous proposons cette année de suivre les chemins empruntés par la promotion 34, qui ont conduits nos stagiaires à investir le travail de la matière, et à tracer leur propre voie.
Yann Helias, ferronnier d’art
Pourquoi je me suis lancé dans une pratique artisanale
J’ai commencé ma formation en CAP métallier serrurier aux Compagnons du Devoir quand j’avais 15 ans. J’ai fait plein de petits boulots, de déménageur à commercial, et à un moment donné j’en ai eu marre. J’ai rencontré Sylvain Naudin qui m’a conseillé de suivre une formation au lycée Boutet de Monvel à Lunéville, avec la possibilité ensuite d’intégrer le Cerfav pour la formation « concepteur créateur en métier d’art. J’ai obtenu mon CAP de ferronnier d’art, et me voilà aujourd’hui à Vannes-le-Châtel.
Cette pratique me stimule, j’ai toujours aimé travailler de mes mains. J’ai vu mon père à l’œuvre quand j’étais enfant. C’est appréciable de se lever le matin lorsqu’on va faire quelque chose qui nous plaît. J’y trouve une créativité stimulante.Ce que j’ai appris dans le travail au contact de la matière : dans mon travail, dans ma manière de créer
La pratique du métier de ferronnier m’a appris que les choses ne se font pas en quelques jours, qu’il faut du temps. Et ce que n’est pas en un an avec un diplôme qu’on apprend le métier.
À force de répéter les gestes, on peut commencer à s’amuser, comme dans toute pratique. C’est comme ça que je le conçois. Je fais aussi du sport, de la boxe, et j’y ai ressenti ce même besoin de temps, besoin de raffinement.
Il y a un épanouissement lorsqu’on passe du temps sur quelque chose, pour que ça devienne beau et propre. Partir d’une matière brute et parvenir à la rendre belle autant au toucher qu’à la vue, est une vraie satisfaction.
C’est à la fois un challenge, et un jeu. C’est de cette façon que j’ai pu mener ma vie jusqu’à maintenant.
Mes espoirs pour l’avenir
« Si tu le veux vraiment, ça se fera tout seul », m’a dit Sylvain Naudin. Je l’ai pris au sens métaphorique : il faut quand même se mettre un peu de pression. Si je suis là où je dois être, ça se passera bien.
J’espère donc que ça va continuer à se dérouler comme actuellement, correctement, et pouvoir ouvrir mon atelier, et vivre de ce que j’aime faire, réaliser mes premières pièces pour mes premiers clients.





La formation « concepteur créateur » est financée par la région Grand Est et l’Union Européenne (FSE+).


