La formation concepteur créateur en métier d’art accueille des profils très différents à chaque promotion. Ces parcours de vie leur permettent de s’engager professionnellement dans la pratique artisanale, autour d’une grande variété de matériaux. C’est pourquoi nous vous proposons cette année de suivre les chemins empruntés par la promotion 34, qui ont conduits nos stagiaires à investir le travail de la matière, et à tracer leur propre voie.
Clément Bernard, souffleur à la canne
Pourquoi je me suis lancé dans une pratique artisanale
Sans être passionné par l’enseignement général au collège, c’est instinctivement que les métiers de la main m’ont attiré. Ce qui m’a séduit c’est ce lien entre la main, habile, expérimentée et cette capacité à transformer de la matière brute en quelque chose de beau, d’utile, de durable.
Devenir artisan d’art, souffleur de verre, c’est être au contact d’une matière vivante.
Quand je souffle du verre, je revois l’enfant qui est entré dans l’atelier de Patrick Crespin pour la première fois, et qui a vu 4 personnes s’affairer à créer autour d’un matériau. La sueur, les échanges, les sourires, le feu et évidemment le verre prenant la lumière par éclat.
Ce qui m’a motivé à choisir ce métier c’est un peu tout ça, la curiosité sans cesse entretenue par la myriade de possibilité offerte par le verre. C’est ce rapport à l’autre, à l’entraide nécessaire à la réalisation d’objets en verre. C’est ce lâcher prise total qui apparait lorsque je vois le verre au bout d’une canne.
Ce que j’ai appris dans le travail au contact de la matière : dans mon travail, dans ma manière de créer
J’ai appris à être calme sur un banc, j’ai appris à prendre le temps pour imaginer mes créations, à comprendre le verre, ses règles. J’apprends à être humble, à accepter l’échec et si possible à transformer certaines erreurs en point d’ancrage pour mon imagination.
Mes espoirs pour l’avenir
Pour l’avenir j’aimerais monter un atelier, verre à chaud, verre à froid, et proposer plusieurs luminaires et de l’art de la table. Le plus important, je crois, c’est de pouvoir vivre de ce métier et le rêve, ce serait de créer une entreprise qui embauche des verriers accomplis ou apprentis. Pour qu’un maximum de gens puisse vivre de leur passion et proposer des objets du quotidien de qualité, avec un savoir-faire que l’on cultive encore aujourd’hui.






La formation « concepteur créateur » est financée par la région Grand Est et l’Union Européenne (FSE+).


